Malgré tous les marqueurs de réussite dans votre profession, votre petite voix intérieure vous laisse parfois entendre que vous n’êtes pas aussi talentueux que vos collègues. Au fond de vous, vous avez la conviction que votre succès est dû au hasard ou à la chance. Vous ressentez un manque de confiance en vous, vous souffrez de complexes, vous avez une tendance à l’auto-dévalorisation ? Il est possible que vous soyez atteint(e) du syndrome de l’imposteur…

Le syndrome de l’imposteur, c’est quoi ?

Douter constamment de ses capacités et de ses compétences, ne pas se sentir légitime, avoir le sentiment de ne pas mériter la place que l’on occupe, être convaincu que sa réputation est usurpée, détester être au centre de l’attention,… Le syndrome de l’imposteur est mécanisme psychologique qui amène la personne à nier ses mérites et ses succès.

Le syndrome de l’imposteur est très commun. Environ 7 personnes sur 10 peuvent être affectées par ce syndrome, ou vivre un épisode de ce syndrome, au moins une fois dans leur vie. Ce sentiment désagréable survient souvent lors de la première expérience professionnelle, d’une période de transition (promotion au sein d’une entreprise ou d’une organisation) ou encore d’une reconversion professionnelle.

Si la remise en question au travail peut être une bonne chose – car elle nous permet de déployer notre potentiel – vivre dans l’anxiété constante de ne pas être à la hauteur peut devenir très vite épuisant. A la longue, ces croyances limitantes deviennent invalidantes. Elles sapent votre confiance et votre estime de vous, érodent vos ressources et compromettent l‘épanouissement de vos potentialités.

Bien que le syndrome de l’imposteur soit très courant, il est crucial de le reconnaître rapidement et de développer de bons réflexes pour le surmonter.

Le syndrome de l’imposteur, quels signes ?

Voici quelques signes qui peuvent indiquer que vous souffrez du syndrome de l’imposteur :

  • Avoir la conviction de porter un masque et de tromper son entourage : « Je ne suis pas légitime pour ce poste, mes collègues vont tôt ou tard s’en apercevoir. »
  • Ressentir de la peur, voire de l’anxiété, suite à la remise en doute systématique de ses compétences : «Je fais sûrement mal mon travail puisque je ne suis pas à ma place ».
  • Attribuer sa ou ses réussite(s) à des facteurs externes à soi (la chance, le hasard ou un heureux malentendu…) et non à ses propres actions et comportements.

Les personnes en proie au syndrome de l’imposteur vont mettre en place des stratégies afin de compenser ce sentiment de ‘tromperie’ ressenti. En voici quelques-unes :

Travailleurs acharnés : Bien que ces traits soient communs à tout individu persévérant, la personne souffrant du syndrome de l’imposteur travaille sans relâche par crainte d’être démasquée. Elle va se sur-investir dans son travail pour palier à la une mise en doute systématique de ses compétences. Elle adopte des stratégies de contrôle de l’anxiété de performance qui se remarquent par un perfectionnisme exacerbé et une expertise hyper-pointue. C’est alors l’escalade dans un cercle vicieux, allant parfois jusqu’à l’épuisement… (surmenage, burn out, dépression).

La fuite ou la procrastination : chez d’autres personnes, les stratégies d’évitement seront à l’œuvre. Se sentant erronément incapables, certains individus vont se saboter inconsciemment. Cela peut se traduire par des ‘actes manqués’ : une absence, un retard, ne pas rendre un rapport,… Cela permet à la personne de ne pas être confrontée à des félicitations ou de la reconnaissance. En revanche, cela entrave toutes possibilités d’épanouissement et d’évolution.

Des pensées dysfonctionnelles et/ou des ruminations : Les personnes tentent de comprendre inlassablement pourquoi elles ont été choisies pour tel poste ou pour accomplir telle mission. Leur raisonnement se basant sur le dénigrement perpétuel, elles éprouvent des difficultés à reconnaître que leur mérite est lié à leur travail, à leurs qualités et à leurs compétences.

La solitude : enfin, certaines personnes pensent qu’elles doivent travailler seules. Elles ne demandent jamais d’aide puisqu’elles identifient dans ce comportement une preuve de leur imposture.

Vous pensez souffrir du syndrome de l’imposteur ? Pas de panique, cela n’est pas une fatalité. Il existe effectivement des techniques pour venir à bout de ce syndrome. Elles auront pour principal objectif de travailler sur vos fausses croyances. Ce travail d’introspection, vous apportera une nouvelle lecture de votre parcours personnel et de vos propres succès, qualités et compétences. Cette analyse vous permettra de restaurer votre légitimité et de porter un regard bienveillant sur vous-même.

Voici quelques exercices d’auto-coaching que vous pouvez déjà réaliser :

  • Listez vos propres réussites en identifiant vos habiletés et compétences les ayant permis. Vos succès ne sont pas uniquement liés à la chance ou au hasard.
  • Conscientisez ces voix intérieures qui vous critiquent, vous jugent ou vous dévalorisent et faites-les taire ! A ce propos, vous pouvez lire l’article : Mieux conscientiser vos pensées négatives afin de les faire taire
  • Acceptez les compliments et les retours positifs de vos supérieurs ou des proches en qui vous avez confiance. Pensez même à les noter dans un carnet. Vous pourrez les relire régulièrement.
  • Enfin, fêtez vos succès, les petits comme les grands !

Si le syndrome de l’imposteur devient envahissant au point que vous développiez des troubles anxieux qui vous handicapent au quotidien, pensez à consulter un spécialiste de la relation d’aide. Un coach ou un psychothérapeute qui vous aidera à restaurer l’estime de vous-même et de moins dépendre du regard des autres.

Coach de transition professionnelle et coach de vie certifiée, je vous accompagne dans vos problématiques personnelles, relationnelles ou professionnelles. Mon accompagnement est une approche intégrative basée sur un processus de coaching humaniste combiné à la thérapie systémique brève. Dans mes coachings, je mets toute mon empathie, mon intuition, ma sensibilité et mes compétences au service d’un accompagnement bienveillant. Je vous accueille, selon votre préférence, en présentiel, au centre au ‘Bord de l’eau’ à Uccle , ou par visioconférence. Tell Me Coaching/Uccle/Bruxelles.

(FvE – Sources : Wikipedia, Le Dauphiné, RTBF et divers – Illustration : Pixabay)